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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 23:21

Le Sénat a adopté le 8 novembre 2012 la proposition de loi, déposée en 2002 à l’Assemblée nationale mais très controversée, « relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ».

Tous les sénateurs de gauche (soit 181 voix) ont voté pour ce texte alors que ceux de la droite ont voté contre (155 voix). La majorité sénatoriale a réussi à faire passer ce texte en recourant à une méthode critiquable tout en visant un objectif inavoué.

Une méthode critiquable pour un objectif inavoué

La gauche a exhumé une proposition de loi vielle de plus de 10 ans, adoptée en 2002 par l’Assemblée, sans doute pour éviter un nouvel examen par les députés et un débat qui aurait pu être fatal au texte. Les promoteurs de ce texte ont également avancé son examen au 8 novembre, initialement prévu le 26 novembre au Sénat, pour apparemment prendre de court des associations de rapatriés qui envisageaient de lui manifester leur hostilité.

Mais toute cette démarche visait à atteindre un objectif difficilement avouable : la préparation du voyage du président de la République en Algérie, prévu en décembre prochain, en vue de s’attirer les bonnes grâces des dirigeants algériens, car on imagine mal que ce texte passe au Sénat sans l’aval de l’Elysée. La reconnaissance du 19 mars comme journée de commémoration est un signal aux autorités algériennes au même titre que l’hommage rendu aux victimes algériennes de la manifestation du 17 octobre 1961.

Mais au-delà de la méthode employée et de l’objectif poursuivi, ce texte, contrairement à ce qu’affirme son rapporteur Alain Néri, divise les Français et les associations patriotiques, et met en colère les harkis parce qu’il est inutile et ignorant de leur drame. Néanmoins, ils espèrent légitimement que la France les traite mieux à l’avenir.

Un texte inutile qui occulte le drame des harkis…

Le texte est inutile puisqu’il existe déjà une journée d'hommage consacrée aux seuls morts pour la France pendant la guerre d'Algérie, instituée en 2003. Cette journée a été fixée au 5 décembre, date neutre, choisie sur la base des travaux de la commission présidée par l’historien Jean Favier, pour apaiser et réconcilier toutes les mémoires. Cette date correspond au jour d’inauguration du mémorial érigé à Paris et consacré aux militaires français tués pendant le conflit. De plus, une loi votée en janvier dernier fait du 11 novembre la journée de commémoration de tous les morts pour la France.

Il n’était donc pas opportun d’ajouter une journée supplémentaire de commémoration dans un calendrier déjà surchargé, qui méritait tout au contraire d’être allégé, comme le suggérait déjà en 2008 le rapport de la commission de réflexion sur la modernisation des commémorations publiques présidée par l’historien André Kaspi.

L’adoption du texte ignore complètement le drame vécu par les harkis et les pieds-noirs. En effet, si le cessez-le-feu du 19 mars a mis un terme aux opérations militaires, il n’a pas mis fin aux violences qui se sont intensifiées dès le lendemain. Pour les pieds-noirs et les harkis, le 19 mars 1962 ne marque pas la fin de la guerre, mais le début d’un long calvaire doublé d’une épuration ignoble et systématique. Ainsi, quelques 25 000 européens sont assassinés ou enlevés et près de 150 000 harkis, désarmés, abandonnés et livrés aux représailles du FLN,  furent massacrés, en dépit des accords d’Evian censés les protéger.

Pour les harkis et les pieds-noirs, le 19 mars est synonyme de souffrances, et pour tous les Français c’est une défaite. Retenir cette date pour commémorer la fin des combats en Algérie ne peut que raviver leurs blessures, nuire à l’apaisement des mémoires et diviser davantage l’opinion publique française.

C’est surtout un manque de considération, voire une marque de mépris, pour les harkis qui ont combattu pour la France, qui vient de les trahir une seconde fois, 50 ans après la fin de la guerre d’Algérie.

…qui espèrent toujours que la France saura mieux les traiter à l’avenir.

L’adoption de la proposition de loi relative au 19 mars ne fait que confirmer le traitement injuste infligé aux harkis depuis leur abandon en 1962.

Au-delà des conditions déplorables dans lesquelles ils ont été accueillis et logés pendant plusieurs dizaines d’années, les harkis ont longtemps été ignorés sur le plan de la mémoire et privés d’une véritable reconnaissance par les responsables politiques français.

C’est ainsi que, dans le domaine des dénominations de voies par exemple, des centaines (voire des milliers) de municipalités possèdent des rues, des squares et autres places du 19 mars 1962, alors que seules deux communes sur les 36 800 que comptent la France ont osé inaugurer des rues des harkis. C’est insuffisant et tout à fait déplorable malgré le lourd tribut payé par les soldats d’origine nord-africaine dans tous les conflits dans lesquels la France  s’est trouvée engagée depuis la campagne de Crimée.

Nous espérons que tous ceux qui ont imposé le 19 mars mettront autant de conviction et d’énergie pour rendre justice aux harkis et faire en sorte que des rues soient dénommées en hommage aux harkis dans leurs communes, avant peut être de proposer un texte qui reconnaisse qu’ « il y a cinquante ans, la France a abandonné ses propres soldats, ceux qui lui avaient fait confiance, ceux qui s’étaient placés sous sa protection, ceux qui l’avaient choisie et qui l’avaient servie ».

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 21:50

Une vieille rengaine parlementaire

Un groupe d’élus communistes a déposé le 10 octobre 2010, par l’intermédiaire de M. Jean-Jacques Candelier, une « proposition de loi relative à la date anniversaire du cessez-le-feu survenu en Algérie en 1962 » et ayant pour objet de reconnaître « le caractère de journée nationale du souvenir et du recueillement à la journée du 19 mars, date anniversaire du cessez-le-feu survenu en Algérie en 1962 ».

Curieusement, en même temps, est déposée au Sénat (le 12 octobre 2012), à l’initiative de M. Guy Fischer (groupe communiste) une autre proposition de loi devant faire du «19 mars la journée nationale de recueillement et de mémoire en souvenir de toutes les victimes de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc».

Ce n’est pas la première fois que des parlementaires montent au créneau pour faire reconnaître officiellement la date du 19 mars 1962 comme journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes militaires et civiles de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.

Ainsi, depuis 2000, pas moins de 14 propositions de loi ont été présentées à l’Assemblée nationale et 2 au Sénat pour officialiser le 19 mars.

Ces initiatives n’ont d’autres but que de faire plaisir à la FNACA, qui s’acharne à vouloir imposer le 19 mars comme date de commémoration de la fin de la guerre d’Algérie, au mépris de la vérité historique et des souffrances des harkis et des pieds-noirs, pour qui la guerre ne s’est pas arrêtée le 19 mars 1962.

…que les harkis n’apprécient guère

Les harkis sont farouchement opposés à la commémoration de cette date, et à toutes les initiatives qui tendraient à officialiser le 19 mars comme date de commémoration de la fin de la guerre d’Algérie.

On peut comprendre que le 19 mars constitue pour de nombreux appelés du contingent une date mémorable, comme on peut comprendre que les Algériens le commémorent, s’agissant de leur victoire.

Mais pour les harkis et les pieds-noirs, cette date a une autre signification : c’est, après le désarmement et l’abandon par la France, le début d’un long calvaire et de nombreux massacres.

Pour eux, le 19 mars est synonyme de souffrances, et pour tous les Français c’est une défaite et une défaite ne se célèbre pas. Retenir cette date pour commémorer la fin des combats en Algérie ne peut que raviver leurs blessures, nuire à l’apaisement des mémoires et diviser davantage l’opinion publique française.

En tout état de cause, les harkis, respectueux de la loi, se souviennent de leurs camarades morts aux combats en Algérie, chaque 5 décembre, date retenue et acceptée par les principales associations d’anciens combattants comme journée nationale d’hommage aux morts d’Afrique du Nord.

Alors, pourquoi en rajouter une couche et s’imaginer que François Hollande sera le premier président de la Vème République à officialiser le 19 mars ?

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 19:18

Une journée instituée en 2001 et officialisée en 2003 par Jacques Chirac…

Chaque année depuis 2003, le 25 septembre, la France rend hommage aux anciens harkis et autres membres des formations supplétives.

Le 25 septembre a été institué par Jacques Chirac comme « journée nationale d’hommage aux harkis et autres membres des formations supplétives, en reconnaissance des sacrifices qu’ils ont consentis du fait de leur engagement au service de la France lors de la guerre d’Algérie ».

Ainsi, en application du décret du 31 mars 2003, une cérémonie officielle est organisée tous les ans à Paris dans la cour d'honneur des Invalides, et des cérémonies analogues ont lieu dans chaque département dont l’organisation est confiée au préfet.

Cette année, la cérémonie du 25 septembre 2012 était présidée par Kader Arif, ministre chargé des anciens combattants, qui a prononcé à cette occasion un message du président de la République, absent en raison de l’assemblée générale de l’ONU à New York.

François Hollande a ainsi affirmé : « Il y a 50 ans la France a abandonné ses propres soldats, ceux qui lui avaient fait confiance, ceux qui s'étaient placés sous sa protection, ceux qui l'avaient choisie et qui l'avait servie », ajoutant que « la France se grandit toujours lorsqu'elle reconnaît ses fautes ». De même, il a déclaré : « …il importe que la vérité soit dite, que les leçons en soient retenues et que les conclusions en soient tirées ».

…qui a aujourd’hui beaucoup perdu de son éclat et de son intérêt.

Aujourd’hui, cette journée censée témoigner la reconnaissance de la France à l’égard des harkis, ne semble plus intéresser grand monde ni déplacer les foules.

D’abord, parce que nos dirigeants ne s’y pressent guère : Nicolas Sarkozy, bousculé par le calendrier électoral, a attendu la dernière année de son mandat pour y paraître, et François Hollande a brillé par son absence, retenu, il est vrai, par l’assemblée générale de l’ONU. Mais il est vrai aussi qu’il aurait pu dépêcher le premier de ses ministres pour appuyer son message et rassurer.

Ensuite, parce que, dans les départements, les autorités officielles se donnent peu de peine pour associer les harkis et fédérer le monde combattant autour de cette cérémonie. Mais il est vrai qu’ils sont peu aidés dans la mesure où le nombre des anciens harkis s’est considérablement réduit et que leurs descendants sont régulièrement écartés au prétexte qu’ils n’ont aucune légitimité à représenter leurs parents.

Au final, il ressort que cette commémoration mobilise beaucoup d’énergie et de moyens au regard du peu de monde qu’elle déplace. Pire, l’hommage que l’on veut rendre aux harkis passe complètement inaperçu aussi bien à Paris qu’en province.

Compte tenu du nombre de harkis encore vivants, ne vaudrait-il pas mieux supprimer les cérémonies locales et organiser un seul hommage national à Paris ? Cela permettrait une meilleure visibilité de ces soldats qui ont combattu pour la France et dont beaucoup sont morts pour elle et souvent à cause d’elle.

Et à défaut d’être visibles, nous ferions faire à l’Etat des économies…et ce ne sera pas la première fois.

 

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 11:50

Le 5 octobre 1961, la préfecture de Paris décide un couvre-feu interdisant aux Algériens de sortir le soir. En signe de protestation (ou de provocation ?),  le FLN demande aux ressortissants algériens de manifester dans Paris le soir du 17 octobre 1961, sous-estimant naïvement la portée politique de cette interdiction et ignorant les risques encourus par les manifestants.

L’affrontement est donc inévitable et la police réprime dans le sang la manifestation, entraînant la mort de plus de 140 Algériens.

Aujourd’hui, des voix s’élèvent en France pour dénoncer cette tragédie et exiger que cette date soit inscrite dans l’histoire de notre pays, sans aucune pensée pour les policiers tués dans les attentats du FLN.

Le 19 mars 1962, les accords d’Evian mettent fin à la guerre d’Algérie et donnent le signal de la chasse aux harkis et aux pieds- noirs : désarmés et abandonnés, ils vont être pourchassés, torturés et  massacrés par milliers : près de 150 000 tués et disparus parmi les harkis et les pieds-noirs.

Pourtant, aujourd’hui peu de voix en France (et aucune en Algérie) dénoncent l’abandon et le massacre des harkis et demandent comme nous le réclamons que la France reconnaisse sa responsabilité dans le drame des harkis.

Est-ce à dire que les morts du 17 octobre 1961 ont plus d’importance que ceux du 19 mars 1962 et des jours suivants ? Est-ce à dire que le contentieux autour du drame des harkis est clos pour les autorités françaises ? Est-ce à dire que l’Algérie est prête à considérer les harkis autrement que des traitres ?

Nous laissons à chacun le soin de méditer ces questions et d’y apporter les réponses qui s’imposent pourvu qu’elles soient objectives.

Bien sûr, toute répression et tout crime doivent être dénoncés et toutes les victimes doivent être honorées. Le devoir de mémoire ne doit pas être sélectif, mais bilatéral pour apaiser et réconcilier les consciences. Et tant qu’il en ira autrement, nous choisissons de privilégier nos concitoyens, et dans ce cas particulier de commémorer d’abord nos morts.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 20:38

Pour la journée nationale d’hommage aux harkis du 25 septembre 2011, les services de l’Etat ont été priés de faire preuve d’imagination pour attirer un maximum de monde à Paris. C’est ainsi qu’en plus des facilités accordées pour faire déplacer du monde, des enfants de harkis (représentants associatifs et particuliers) ont été conviés dans la discrétion la plus totale et au frais de la princesse à une rencontre au secrétariat d’Etat à la jeunesse, avec en prime un accès privilégié à la cérémonie aux Invalides.

Il faut dire qu’exceptionnellement le chef de l’Etat présidait cette cérémonie au cours de laquelle plusieurs médailles ont été décernées (liste au Journal officiel du 23 septembre 2011).

Jusqu’à la dernière minute, nous avons cru que les « nominés », dans un dernier sursaut d’orgueil, allaient refuser d’être décorés.

Mais l’intérêt général n’étant pas toujours la somme des intérêts particuliers, il en a été autrement et les heureux récipiendaires ont troqué leur fierté et notre principale revendication – la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans le drame des harkis – contre une poignée de médailles.

Et non, le sursaut n’a pas eu lieu et c’est fort regrettable ! Personne n’a eu le courage et le geste de Monsieur Serge Carel qui a dit ce qu’il pensait de l’attitude des pouvoirs publics envers les harkis. Et il a parfaitement raison : ce n’est pas de médailles que nous avons faim mais de justice et la justice passe par la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans l’abandon et le massacre des harkis.

En tout cas, pour avoir publiquement décidé de remettre à disposition de la République votre décoration, sachez Monsieur Carel que vous avez tout notre respect et méritez seul d’être félicité à l’occasion de cette journée nationale d’hommage aux harkis.

Chapeau « l’harkiste » !!

 

 

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 18:49

L’association 2ID-Harkis du Loiret invite les associations de harkis à relayer le communiqué suivant proposant de boycotter la cérémonie du 25 septembre 2011:

 

Communiqué de presse

  

Les harkis du Loiret, comme tous les harkis de France, demandent depuis de nombreuses années que l’Etat français reconnaisse par une loi sa responsabilité dans l’abandon et le massacre des harkis en 1962.

En 2007, ils pensaient être enfin entendus lorsque un candidat à l’élection présidentielle, devenu depuis président de la République, à déclaré solennellement que s’il était élu, il reconnaîtrait la responsabilité de la France dans le drame des harkis.

Quatre ans après, ils déchantent en constatant que rien n’a été fait et qu’ils sont une nouvelle fois oubliés et sacrifiés au nom de l’intérêt supérieur de la Nation.

C’est pourquoi, ils ont décidé de ne pas participer ni à Paris ni en province à la cérémonie du 25 septembre, censée leur rendre hommage, pour manifester leur mécontentement et rappeler que des promesses ont été faites et qu’elles n’ont toujours pas été tenues.

Ils ne contestent aucunement le principe de cette journée nationale d’hommage aux harkis, à laquelle ils sont attachés et participent chaque année. Ils souhaitent simplement attirer l’attention de leurs élus sur leur principale revendication, la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans le drame vécu après 1962, et exiger que les engagements pris soient respectés.

C’est dans cet esprit qu’ils invitent tous les harkis de France à rester chez eux le 25 septembre prochain et manifester ainsi leur mécontentement.

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 06:57

On raconte que le Président de la République présidera la cérémonie en hommage aux harkis le 25 septembre prochain à Paris, alors qu’en quatre ans de présidence il ne l’a jamais fait. C’est qu’il a certainement une déclaration capitale à nous faire et, pourquoi pas, nous promettre qu’il va tenir ses engagements.

En tout cas, il en aura fallu du temps pour qu’il se rappelle notre existence et, qui sait, sa promesse de 2007 de « reconnaître la responsabilité de la France dans l’abandon et le massacre des harkis en 1962 ».

Mais il est peu probable que notre président ait du temps à nous consacrer, même le 25 septembre, et accède à notre revendication (la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans le drame des harkis) alors même qu’il est bien occupé par la crise financière et qu’il s’apprête à imposer une cure d’amaigrissement aux finances publiques, sans oublier la rumeur selon laquelle qu’il n’y aurait pas d’indemnisation pour les harkis.

Nous serions bien naïfs d’imaginer que dans ce contexte de crise où l’on demande à tous des  efforts, nous serions l’exception à la règle. Compte tenu du nombre important de nos associations et de notre incapacité à nous rassembler, nous serons une nouvelle fois sacrifiés au nom de l’intérêt supérieur de la Nation.

Et même s’il faisait un geste en notre direction, répondant à notre attente (un miracle est toujours possible), devons-nous pour autant le croire, alors que les promesses précédentes n’ont pas été tenues?

En tout état de cause, la logique voudrait que les harkis ne participent pas à la cérémonie du 25 septembre prochain pour manifester leur mécontentement et exigent le vote, avant les élections présidentielles, d’une loi reconnaissant la responsabilité de l’Etat français dans l’abandon et le massacre des harkis.

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 22:44

Le 19 mars 1962, au lendemain des déclarations d’Evian, était proclamé le cessez-le-feu en Algérie, mettant fin à 8 années d’un conflit qui meurtrit fit de nombreuses victimes dans les deux camps.

C’est ainsi que le FLN gagna sur le papier une guerre que la France n’a pas perdu sur le terrain.

Pour de nombreux appelés du contingent, c’est la fin d’un cauchemar et pour leurs familles, un soulagement, l’assurance de voir les leurs rentrer enfin à la maison.

Pour le FLN, c’est une victoire offerte par de Gaulle, imparfaite et inachevée, qu’il voudra parachever sur le terrain  au détriment des familles de pieds-noirs et de harkis.  Pour ces derniers, c’est le début  d’un long calvaire : désarmés et abandonnés par la France, ils vont être pourchassés, torturés et  massacrés par milliers.

On peut comprendre que le 19 mars constitue pour de nombreux appelés une date mémorable, on peut comprendre que les Algériens le commémorent, s’agissant de leur victoire.

Pour nous, qui avons vécu la répression du FLN, perdu des parents, des amis, nos biens, nos repères, le 19 mars est synonyme de souffrances et de défaite.

C’est pourquoi, nous sommes farouchement opposés à la commémoration de cette date, et à toutes les initiatives qui tendraient à officialiser le 19 mars comme date de commémoration de la fin de la guerre d’Algérie

Nous ne laisserons personne insulter la mémoire de nos morts.

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 22:50

  

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Samedi 25 septembre 2010 c’était la 10éme édition de la journée nationale d’hommage aux harkis et ils étaient nombreux, à l’invitation de l’association 2ID-Harkis du Loiret, à venir se recueillir au monument du parc Pasteur à Orléans. Ils étaient là pour rendre hommage à tous les harkis morts au combat, abandonnés ou massacrés après le cessez-le-feu en Algérie, à tous les harkis de France et d’ailleurs qui ne sont plus là aujourd’hui. Ils étaient là, en souvenir d’un parent ou d’un ami disparu,  qui repose dans un cimetière du Loiret.

Partagés entre sentiment de révolte et sens du devoir, ils ont tenu à être là pour rendre hommage à leurs morts et  profiter de cette journée qui leur est consacrée, même s’ils considèrent que c’est bien insuffisant et que « la France n'a pas toujours pris la mesure des sacrifices qu’ils avaient consentis pour elle » et qu’ils dénoncent le non respect des engagements pris à leur égard.

Cette journée nationale d’hommage aux harkis n’est qu’un préalable car nous attendons que la vérité soit faite de manière objective sur cette guerre et sur la tragédie des harkis.

Nous attendons surtout que la France reconnaisse sa responsabilité dans l’abandon et le massacre des harkis et qu’elle leur rende enfin justice en indemnisant les préjudices subis. Ce n’est qu’à ce moment là que « ces hommes (...) prendront pleinement place dans la mémoire nationale".

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 17:21

Crise oblige, l’Etat français a décidé de se débarrasser de plusieurs sites militaires pour remplir ses caisses. Parmi ces sites figure le fameux camp de Rivesaltes, qui rappelons-le, avait hébergé des républicains espagnols, des tziganes, des déportés juifs et des harkis rapatriés d’Algérie.

Ce camp de transit et de reclassement pour les harkis a en effet accueilli entre 1962 et 1964 près de 20 000 personnes dans des conditions de vie effroyables et indignes de notre pays, notamment pendant l’hiver 1962-1963 (les familles s’entassaient à plusieurs sous des tentes, sans commodités, sans chauffage,….). Les dernières familles ont quitté ce camp en février 1977 (soit près de 15 ans après leur arrivée), alors que c’était un camp de transit et de reclassement, c’est-à-dire censé accueillir provisoirement les harkis.

Il constitue donc pour de nombreuses familles de harkis un témoignage de leurs souffrances, pendant la guerre, le rapatriement, l’accueil difficile, la réclusion dans les camps, l’exclusion jusqu’à aujourd’hui. Pour nous, c’est une référence, un emblème et nous voulons le garder en tant que tel.

Pour ces raisons, nous considérons que ce site, chargé d’histoire et auquel nous sommes très attachés, appartient à la mémoire collective, celle de toutes les populations qui y étaient internées. Il n’est pas souhaitable que ce site en particulier et tous ceux qui présentent un caractère historique soient cédés, voire bradés, au profit d’investisseurs peux scrupuleux.

C’est également pour ces raisons que nous approuvons et soutenons l’initiative du président du Conseil général des Pyrénées orientales, M. Christian Bourquin, qui a acquis une partie du camp en vue d’y construire un musée-mémorial pour évoquer le souvenir des différentes populations ayant transité par ce camp.

Nous regrettons simplement que d’autres collectivités ne se soient pas portées volontaires pour soutenir ce projet.

Pour terminer, nous suggérons à l’Etat, propriétaire de tous les sites concernés, d’affecter la recette des ventes au profit des harkis et de leurs familles, puisqu’ils sont toujours en attente d’une juste réparation de leurs préjudices matériel et moral. Après tout, ce sont des sites militaires et les harkis ont combattu en tant que tels dans l’armée française.

 

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